|
|
Ce site a été créé dans la plus pure philosophie d’Internet c'est-à-dire pour mettre gratuitement à disposition de tous un maximum d’informations et pour permettre au plus grand nombre de s’exprimer sur la philatélie
Donc si vous maîtrisez bien un sujet vous pouvez n’en faire part et nous étudierons ensemble le meilleur moyen de mettre vos connaissances à la disposition de tous.
Le site est ouvert à toutes les bonnes volontés, si vous avez des images, articles ou toutes informations en rapport avec le thème du site contactez moi.
La philatélie mondialiste consiste à collectionner l'ensemble des timbres émis dans le monde entier depuis les origines pour l'ensemble des pays du monde. Le collectionneur peut réduire son champ de collection dans le temps ou l'espace, mais adopte une approche par administration postale émettrice
Une collection impossible
Une collection impossible (même si certains espèrent s'en approcher) devant les difficultés présentées par ce type de collection :
- par le coût ou l'impossibilité de se procurer certains timbres qui n'existent qu'en un ou quelques exemplaires (ainsi l'unique 'One cent' de Guyane anglaise) ;
- par la quantité, en l'an 2000 plus de 500 000 timbres étaient référencés par les principaux catalogues mondiaux comme Yvert et Tellier ou Michel ;
- par le temps nécessaire à rechercher, examiner, identifier et classer avec précision un tel volume ;
- par l'espace de stockage des classeurs ou des albums représentés.
Compte tenu de l'ampleur de la tâche il est donc nécessaire de définir des limites plus précises à ce type de collection :
- par périodes historiques,
- par zones géographiques plus ou moins étendues,
- par types de timbres (timbres aériens, blocs, service, taxe, bienfaisance,...).
Une autre approche est de nature encyclopédique. Elle consiste à essayer de dessiner un panorama de l'histoire philatélique ou postale mondiale avec des orientations comme :
- un pays, un timbre,
- un pays, une lettre (ou une carte postale)
- une ville, un objet postal...
La notion de pays
En la matière, on parlera plus souvent d'administration postale, la notion de pays restant très variable au niveau philatélique. Le mot désigne aussi bien une ville, une province, une période d'occupation, une base militaire, un régime politique... dans la mesure, toutefois, ou des timbres ont été émis. On se basera souvent sur les distinctions réalisées par les éditeurs de catalogues bien que de très nombreuses divergences existent sur ce découpage ou l'attribution de tel ou tel timbre à une administration plutôt qu'une autre d'un éditeur à l'autre.
On peut également se poser la question de la légitimité de certaines émissions qui peuvent être référencées dans les catalogues ou non. Doit-on se limiter à tel ou tel catalogue, aux émissions reconnues par l'Union postale universelle ? Que penser des émissions des îles Tuvalu qui ont émis des timbres pour chacune des 8 îles habitées pour une surface totale de 24km² ? Il existe également de nombreux timbres émis par des républiques fantaisistes éphémères ou imaginaires qui n'ont d'autre intérêt que commercial pour leurs promoteurs.
Une étape transitoire
La collection mondiale est souvent la collection réalisée par le philatéliste débutant. Grâce aux timbres récoltés sur le courrier des amis ou de la famille, à l'achat de pochettes de timbres du monde, généralement bon marché, elle permet aux philatélistes de faire leurs premières armes. A ce titre elle constitue une réelle pédagogie de la philatélie et de la géographie pour les plus jeunes. Elle permet de mieux définir ses centres d'intérêt avant de continuer ou de se spécialiser dans des domaines plus précis.
Un portail sur l'histoire
L'intérêt de ce type de collection une fois son contour convenablement défini est de découvrir l'histoire de ces derniers siècles avec les nombreuses émissions.
Ainsi, autour de l'Allemagne, on peut naviguer entre anciens duchés, villes, familles ou royaumes germaniques (Hanovre, Hambourg, Bavière, Bade, Brème, Schleswig-Holstein, Saxe, Tour et Taxis, Wurtemberg...) à l'Empire allemand en passant par la République de Weimar, le IIIe Reich jusqu'à la Seconde Guerre mondiale et les nombreux territoires occupés par l'Allemagne puis par les forces alliées à la libération, à la confrontation Est-Ouest avec les zones Françaises, Américaines, Britanniques ou soviétiques, la RFA, la RDA et la réunification. On peut continuer avec les colonies Africaines comme l'Afrique orientale allemande ou le Cameroun. On peut ainsi collectionner les timbres de plus d'une cinquantaine de pays, redécouvrir les événements historiques autour de l'histoire philatélique de Dantzig, de la Bohême et Moravie, des Sudètes, d'Allenstein ou de l'île d'Heligoland.
Les catalogues
L'identification et le classement des timbres du monde requièrent un ensemble important de catalogues. Les principaux catalogues proposant une cotation pour l'ensemble des pays du monde sont :
- l'allemand Michel,
- l'américain Scott,
- le britannique Stanley Gibbons,
- les français Yvert et Tellier et Maury
A titre d'exemple en 2007 le catalogue allemand Michel se compose de 9 volumes pour l'outremer et de 6 volumes pour l'Europe édités en couleur (pour les dernières éditions) avec environ 20 000 pages de cotations. Face au coût d'impression en couleur de ces volumes, il a décidé de vendre les pages concernant un pays à la demande.
Philatélie à Paris
À cause du nombre d'habitants et de la facilité d'accès à cette ville, Paris concentre un grand nombre d'associations, de commerces, d'institutions et de lieux consacrés à la philatélie et ouverts aux collectionneurs.
Évidemment, les autres villes de France disposent de marchands de timbres, d'associations de collectionneurs et d'expositions régulières. Néanmoins, Paris présente un nombre important de commerces. En France, seule la ville d'Amiens se distingue particulièrement, grâce à l'installation depuis le XIXe siècle de la famille Yvert, fondatrice de l'éditeur philatélique Yvert et Tellier.
Postes et philatélie institutionnelles
La Poste
Le siège social de La Poste, héritière des PTT, se trouve à Paris, ainsi que ses services dédiées à la production des timbres-poste.
Le boulevard Brune, un des boulevards des maréchaux du 14e arrondissement, est l'adresse actuelle du Service national des timbres-poste et de la philatélie (SNTP), chargé de la préparation des émissions, et de l'Association pour le développement de la philatélie qui regroupe divers représentant de la poste et des collectionneurs.
Jusqu'au déménagement des années 1960 vers Boulazac, près de Périgueux, les timbres-poste sont imprimés à Paris : à la Monnaie de Paris par Anatole Hulot de 1848 à 1876, par la Banque de France puis les postes elles-mêmes dans la rue d'Hauteville de 1876 à 1895. De 1895 à 1970, l'Atelier des timbres-poste est construit au 103 du boulevard Brune.
Parmi les nombreux bureaux de poste parisiens, la poste centrale du Louvre, dans la rue du même nom, dispose d'un guichet spécialisé dans la philatélie. Le reste du bureau a la particularité d'être ouvert 24 heures sur 24, tous les jours de l'année. Il sert parfois de lieu de manifestations philatéliques improvisées lors des changements qui ont lieu à minuit : dépôt des déclarations d'impôt au dernier moment, lors de l'émission des Marianne du 14 juillet en euro le 1er janvier 2002.
Boulevard de Vaugirard, près de la gare de Paris Montparnasse, a été édifié le Musée de La Poste. Outre des expositions liées aux métiers postaux, le bâtiment accueille une collection philatélique importante, une bibliothèque postale et philatélique accessible au public, et il sert de siège à plusieurs associations philatéliques comme l'Académie de philatélie et l'Académie européenne de philatélie.
Timbres coloniaux et d'outre-mer
De 1894 à 1994, les administrations successivement en charge des colonies, des territoires d'outre-mer et des relations de coopération avec les anciennes colonies devenues États indépendantes, ont maintenu un lieu de vente des timbres de ces territoires dans Paris, au profit des collectionneurs.
Le ministère des Colonies avait commencé en 1894 dans le pavillon de Flore du palais du Louvre. Ce ministère, puis à différentes adresses : 10 rue du Mont-Thabor, rue Vaneau et 80 rue du Faubourg-Saint-Denis
Après les indépendances de 1958 à 1960, l'Agence des timbres-poste d'outre-mer, partie du Bureau d'études des postes et télécommunications d'outre-mer (BEPTOM), reprend cette vente dans l'avenue de la Bourdonnais. Elle vend les timbres que le BEPTOM produit pour les territoires d'outre-mer autonomes postalement et les États d'Afrique acceptant son aide postale.
Cette agence ferme le 1er janvier 1995 avec la disparition du BEPTOM. La vente est poursuivie pour les collectivités territoriales et les territoires d'outre-mer français par correspondance et dans les points philatélie par le Service national du timbre-poste, devenu Phil@poste en 2006.
Le commerce philatélique
Les marchands de timbres, experts philatéliques et négociants se concentrent pour une bonne partie d'entre eux dans quelques lieux parisiens.
La rue Drouot
Dans le 9e arrondissement de Paris, la rue Drouot est connue pour être un des centres de vente aux enchères en France, avec la présence de l'Hôtel Drouot où ont lieu des ventes d'objets d'art, de mobilier, de collections diverses, etc. Dès la fin du XIXe siècle, des marchands de timbres s'y installent. Parmi les plus célèbres, on trouve Théodore Champion qui réussit à imposer la collection des timbres neufs du monde entier, Octave Roumet créateur de la vente sur offres philatélique,la maison Robineau, l'expert Roger Calves.
La bibliothèque municipale installée dans le bâtiment voisin de l'Hôtel Drouot est la seule bibliothèque municipale de la ville à disposer dans ses ouvrages usuels de l'intégralité du catalogue de timbres français et étrangers d'Yvert et Tellier aux côtés des catalogues de la maison de vente voisine.
Au nord de cette rue, les rues de Châteaudun et La Fayette accueillent également des marchands de timbres et le magasin parisien de l'éditeur Yvert et Tellier.
Le passage des Panoramas
Près de la rue Drouot, le passage des Panoramas est un passage couvert du 2e arrondissement dont l'entrée principale donne sur le boulevard Montmartre. Dans ce passage, parmi les restaurants, sont installés plusieurs marchands de timbres et de cartes postales.
Au sud de cette galerie, près de la Bourse, on trouve des marchands de pièces et monnaies, ainsi que la boutique de l'éditeur Cérès, un des concurrents français d'Yvert et Tellier.
Le Carré Marigny
Dès les premières années de la « timbromanie », comme cette collection fut appelée, les collectionneurs ont cherché à se rencontrer pour faire des échanges. Faute d'associations alors, les jardins parisiens ont servi de lieux de rencontre : le Palais-Royal en 1860, puis le jardin du Luxembourg par exemple.
En 1887, un propriétaire cède à la ville de Paris le terrain du Carré Marigny contre la promesse d'y installer un marché aux timbres. Près de l'avenue des Champs-Élysées et du palais de l'Élysée, le marché des marchands professionnels est installé sur l'avenue Gabriel les jeudi, samedi, dimanche et jours fériés. Chaque année, une manifestation attire davantage de marchands, les « Quatre Jours de Marigny ».
Les collectionneurs désirant légalement échanger des timbres, télécartes ou pièces de monnaie (la vente est théoriquement illégale) ont pris l'habitude d'utiliser les bancs de l'avenue Matignon qui croise l'avenue Gabriel.
L'édition philatélique
Certains de ses négociants sont simultanément éditeurs, comme la Roumet SA ou Brun & Fils.
Les deux principaux magazines philatéliques français, L'Écho de la timbrologie et Timbres magazine ont leur rédaction installée dans Paris. Le premier est installé rue de Liège. Timbropresse, éditeur du second, a ses locaux rue du Sentier.
Expositions et salons
Paris a accueilli plusieurs expositions internationales de philatélie. Actuellement, la ville accueille trois manifestations d'importance. Par ailleurs, la Fédération française des associations philatéliques organise son congrès et un salon simultanément dans une ville de province.
Les expositions internationales Philexfrance de 1982, juillet 1989 et juillet 1999 se sont déroulées dans le parc des expositions de la porte de Versailles.
Dans les années 2000, a été créée une manifestation biennale fin juin-début juillet. Le Salon du timbre a lieu au Parc floral dans le Bois de Vincennes.
Chaque année depuis 1946, la Chambre française des négociants et experts en philatélie organise le Salon philatélique d'automne. Depuis 1988, il se déroule dans l'Espace Champerret, près de la porte de Champerret
|